Partager l'article ! Quand le don du sang pour les gays a mauvaise Presse.: Suite aux déclarations de la ministre Marisol Touraine, qui affirmait le 14 juin dernier ...
Suite aux déclarations de la ministre Marisol Touraine, qui affirmait le 14 juin dernier vouloir "faire le nécessaire pour lever l'interdiction d'iici quelques mois", on a pu lire ici et là quelques énormités dans la presse notamment parce que ces journalistes connaissent peu le sujet et n'ont "instruits le dossier qu'à charge certainement en fonction de leur conviction.
Quand on prétend informer sérieusement les gens on le fait soit même auparavant en se renseignant sur le pour et le contre !
Pour exemple Le Figaro du 15 juin 2012:
également un débat sur l'antenne de la radio Europe 1.
mais aussi cet article lu dans Libération le 19 juin:
Serait-ce la première bêtise de Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé ? Jeudi, à l’occasion de la Journée du don du sang, elle a cru bien faire. Et a lâché que «les homosexuels hommes devraient bientôt être autorisés à donner leur sang». Précisant : «On peut et on doit revoir cette politique. La sécurité doit être assurée, il n’est pas question de prendre le moindre risque en termes de transfusion, mais le critère ne peut pas être l’inclination sexuelle.»Donc, les gays pourraient donner leur sang. A priori, une gentille idée mais, voilà, en matière de santé publique, il faut parfois se méfier des bons sentiments.
Aujourd’hui, sur le front du sida, l’épidémie est forte chez les homosexuels, avec un nombre de nouveaux cas très élevé. Ainsi, chez ceux fréquentant des lieux sexuels, une incidence (nombre de nouveaux cas par an) de 4% est constatée, ce qui est énorme. Or, les tests actuels de recherche du virus ont toujours une fenêtre d’incertitude, il y a quelques jours de battement entre le moment de la contamination et celui de la détection par les tests. Donc, si durant cet intervalle la personne donne son sang, il y a une probabilité de ne pas s’en apercevoir. «Le risque existe, note une épidémiologiste de renom. C’est pour cela que les gays sont exclus du don de sang.» «Discrimination», «homophobie», rétorquent certains, qui mettent en avant que le risque ne réside pas dans le fait d’être homosexuel, mais dans celui d’être à partenaires multiples, homos ou hétéros.
En tout cas, les données sont là : entre 2008 et 2010, 28 personnes ayant donné leur sang étaient contaminées à leur insu par le VIH. Parmi elles, 14 étaient des homosexuels qui avaient donné leur sang sans déclarer leur orientation sexuelle. Que faire, alors ? «Ne mélangeons pas tout, s’énerve l’ancien président de l’association Aides, Christian Saout. Vous verriez l’effet dévastateur si quelqu’un se révélait contaminé après un don du sang positif donné par un gay.»Aides ne demande toujours pas la fin de cette exclusion. Son président, Bruno Spire, estime qu’en «l’état actuel des connaissances, le risque résiduel de transmettre le VIH chez une personne ayant un test négatif reste plus élevé dans la population homosexuelle masculine». Et il note, non sans bon sens : «Le problème des risques, c’est qu’ils ne sont pas forcément là où l’on s’y attend. Des personnes peuvent déclarer ne pas en prendre alors qu’elles n’ont simplement pas pris conscience de ce risque.» Aides rappelle qu’elle a «toujours dénoncé le fait que le questionnaire utilisé pour le don du sang traduit une stigmatisation d’un groupe humain, au lieu de s’intéresser aux risques pris par la personne», mais pour autant, «le don du sang n’est pas fait pour démontrer l’égalité des droits».link
Pour finir nous avons en plus l'extrême droite de bruno megret qui y met son grain de sel pour essayer d'exister
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